Le romarin

Continuant sa promenade autour des herbes de Provence, Maison du Sud vous invite à découvrir l’histoire et les vertus d’une plante riche en anecdotes, en fragrance et en vertus : le romarin.  

Une histoire savoureuse

L’étymologie du terme « romarin » demeure incertaine. Le terme serait issu du grec « rhops myrinos » (signifiant « buisson aromatique ») ou du latin « ros marinus » (pour « rosée de mer »), voire de la conjonction de ces deux termes ayant évolués parallèlement jusqu’à se réunir. Le romain dispose aussi d’autre surnoms, telles que « rose des marins », « rose marin », « herbe aux couronnes » ainsi que le très provençal terme « encensier ». Ce dernier est bien sûr lié à la fragrance spéciale du romarin lorsqu’il est brûlé.
En anglais, romarin se traduit par « Rosemary ». Cette traduction appuie l’existence d’une autre origine, cette fois biblique, du nom « romarin » : cette plante serait devenu la « rose de Marie » lorsque la vierge Marie déposa son habit bleu sur une fleur blanche de romarin. Celle-ci devint, au contact du tissu, bleue. C’est ainsi que serait née cette dénomination et que le romarin aurait gagné sa couleur si spécifique.

Le listing des faits et légendes autour du romarin pourrait encore être bien long… Il est néanmoins à souligner qu’à l’instar du thym, le romarin participait aux rituels mortuaires des égyptiens en accompagnant les défunts les plus riches dans leur sarcophage afin de fortifier leur âme avant qu’ils ne se présentent devant Osiris.
Les grecs, quant à eux, l’utilisaient pour stimuler leur intellect tandis que l’eau de Hongrie aurait été un remède avant d’être un parfum, créé par la reine Elisabeth, au XIVème siècle pour soulager ses rhumatismes.

A l’heure actuelle, plus de 150 variétés de romarin ont été recensées à travers le monde, chaque spécimen se définissant par la taille, la région, la couleur des fleurs ou encore le parfum.  

Des bienfaits pour le corps et l’esprit

Le romarin possède de nombreux bienfaits ayant été reconnus de manière empirique à travers les âges, que ce soit au niveau neurologique, psychologique, gastrique et respiratoire. Cependant, cette plante possède des risques.
S’il est dit précédemment que les grecs l’utilisaient pour stimuler leurs capacités intellectuelles, la légende plus détaillée raconte que les étudiants l’utilisaient comme couronne pour améliorer leur mémoire. Selon une étude réalisée en 2009, un mélange d’huiles essentielles de lavande et de romarin aurait permit d’augmenter la concentration des sujets en période d’examen. Avec de futures recherches et tests, ceci pourrait démontrer la pertinence de la Grèce Antique.
Le romarin est aussi traditionnellement utilisé pour soulager le stress ainsi que la fatigue lorsqu’il est utilisé en infusion. Outre la tête, le reste du corps est aussi soigné par le romarin : rhumatismes et courbatures sont soulagés grâce à lui.
La digestion ainsi que le désencombrement du système respiratoire sont des vertus reconnues de cette herbe de Provence.

Attention néanmoins, le romarin (surtout son huile essentielle) ne doit jamais être utilisé à outrance. Des allergies, irritations, voire dommages dermatologiques, gastriques ou cérébraux sont possibles, en particulier chez les personnes possédant un passif (épilepsies, allergies, peau fragile…). Utilisez toujours l’huile essentielle de romarin avec parcimonie.  

Un « touche à tout » de la cuisine

Habituellement utilisé pour sublimer l’arôme d’un plat, le romarin s’associe souvent avec la lavande pour parfumer les mets provençaux. Parmi la kyrielle de recettes, il est amusant de constater que le romarin se marie étrangement bien avec les piments ou le poivre, celui-ci réussissant par exemple dans un plat de viande à sublimer et adoucir le parfum de tous ces aliments tout en conservant leur puissance au goût.

On retrouve aussi le romarin bien sûr dans la création du miel, dont l’hypnotique Miel de Narbonne dont vous avait déjà parlé Maison du Sud.  

Le saviez-vous ?

La mythologie accorde au romarin une naissance pour le moins… particulière.
Cette plante aurait ceint Aphrodite, telle une robe, lorsque celle-ci émergea de la mer, née de la semence d’Uranus lorsque l’appareil génital de ce dernier fut coupé par le titan Cronos et jeté à l’eau. Bien que la naissance d’Aphrodite soit sujette à moult traductions et interprétations, cette partie de la mythologie aurait doté le romarin d'une réputation de plante aphrodisiaque…

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